Viabilisation d'un terrain à bâtir : ce qu'il faut savoir

Publié le 24/11/2017
Viabilisation d'un terrain à bâtir : ce qu'il faut savoir

Si vous avez un projet de construction, vous êtes sûrement en pleine recherche du terrain à bâtir qui pourra accueillir votre future maison. Au fil des annonces, une mention revient presque systématiquement : “Terrain viabilisé” ou “terrain non viabilisé”. Qu’est-ce que cela veut dire ? Quelle incidence cela peut-il avoir sur votre projet ? Sur votre budget ?


La viabilisation : qu’est-ce que c’est ?


La viabilisation d’un terrain à bâtir consiste à le raccorder aux différents réseaux (eau, gaz, électricité, assainissement) pour exploiter son potentiel dans le cadre d’un projet de construction. Même si le terrain est viabilisable (réseaux à proximité), il faut bien avoir conscience que ce sont les règles d’urbanisme qui déterminent le caractère constructible du terrain. Pour s’assurer que le terrain est constructible, il est préférable de demander à la mairie le Certificat d’Urbanisme.


Différents degrés de viabilisation


Lorsque l’on parle de viabilisation d’un terrain à bâtir, deux degrés existent : primaire et secondaire. Si une annonce indique la vente d’un terrain viabilisé, il s’agit de la viabilisation primaire.


La viabilisation primaire

Elle consiste à la mise en place de tous les équipements sur le domaine public jusqu’à la limite de la propriété : installation du compteur d’eau et assainissements collectifs (Lyonnaise des eaux, Agur), pose du compteur électrique (ERDF, Engie) et du compteur de gaz (GRDF, Regaz).

Le travail de viabilisation primaire n’est pas nécessairement réalisé dans le cas d’un terrain isolé mais il est systématiquement effectué par le lotisseur dans le cas d’un terrain situé dans un lotissement.


La viabilisation secondaire

Toujours à la charge de l’acquéreur, cette étape consiste à relier les équipements à l’emplacement de la future maison.

Au préalable, un terrassier prépare le terrain (démolir, déboiser, modeler ou creuser le sol…) pour pouvoir réaliser  l’accès chantier et la connexion de tous les fluides (eau, électricité, gaz, assainissement). C’est à ce moment là que sont également installés la pompe de relevage et l’équipement d’assainissement individuel lorsque le raccordement au tout à l’égout est impossible.


Quel budget prévoir si le terrain à bâtir n’est pas viabilisé ?


Il est difficile d’apporter une réponse précise à cette question car beaucoup de paramètres entrent en compte dans le coût d’une viabilisation : existence des équipements, distance avec les réseaux à raccorder, environnement et configuration du terrain… Le coût à prévoir peut varier du simple au triple puisque les prix constatés se situent entre 5 000 et 15 000 euros.

Des taxes (taxe locale d’équipement ou préparation raccordement égout) s’ajoutent au prix de la viabilisation. Leurs montants varient en fonction de la commune.


Il est important, avant d’acquérir un terrain à bâtir, de bien se renseigner sur l’étendue des démarches à entreprendre afin de les intégrer dans son budget.